Le divorce : une menace grave pour la famille musulmane
Un rappel complet sur la gravité du divorce, les causes qui détruisent les foyers, les droits entre époux, le khoul, les enfants et la protection de la famille musulmane.
Allah dit : « Un autre de Ses signes est qu’Il a créé, pour vous, des épouses issues de vous-mêmes afin que vous trouviez la sérénité auprès d’elles, et Il a suscité entre vous affection et miséricorde. Il y a en cela des preuves pour ceux qui réfléchissent. » Sourate Ar-Rûm, 30/21
À retenir
- Le mariage est un immense bienfait religieux et mondain : il préserve la chasteté, la descendance, le foyer et la société.
- Le divorce ne doit jamais être prononcé par colère, menace, plaisanterie ou provocation, car sa parole est prise au sérieux.
- Beaucoup de divorces naissent du mépris des droits, de la négligence envers Allah, des mauvaises paroles, des comparaisons et des interventions extérieures.
- Les époux doivent patienter, consulter les gens de science et protéger leurs enfants avant de transformer une épreuve en rupture.
Introduction
Le mariage est un immense bienfait. Il permet à l’homme et à la femme de vivre dans ce qu’Allah a rendu licite, de préserver leur chasteté, de fonder une famille vertueuse et de contribuer à une société saine.
Mais ce bienfait peut être détruit par une parole lourde de conséquences : le divorce.
Ce mot est composé de quelques lettres seulement, mais il peut briser un foyer, séparer des époux, priver des enfants d’un cadre familial serein et provoquer des souffrances dont seul Allah connaît l’ampleur. Le sujet est grave, et il mérite d’être compris avec sérieux, sagesse et crainte d’Allah.
1. Le mariage est un bienfait religieux et mondain
Dans la législation religieuse, le mariage est un contrat entre un homme et une femme par lequel chacun souhaite profiter de l’autre, dans ce qui est licite, et fonder une famille saine.
Parmi les grandes sagesses du mariage, il y a la préservation de la descendance, la préservation de la chasteté, la construction d’un foyer vertueux, la protection de la société et le suivi de la voie des Prophètes et des Envoyés.
Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui s’est marié a complété la moitié de sa religion, qu’il craigne donc Allah dans la deuxième moitié. »
Le mariage aide donc le croyant à préserver une partie immense de sa religion, notamment sa chasteté. Il est une voie de préservation, mais il demande en retour de la responsabilité, de la reconnaissance et de la crainte d’Allah.
2. Le mariage fait partie de la voie du Prophète ﷺ
Le mariage n’est pas une simple coutume sociale. Il fait partie de la Sounna.
Lorsque certains hommes voulurent s’imposer des pratiques excessives, l’un d’eux déclara qu’il ne se marierait pas aux femmes. Le Prophète ﷺ répondit : « Quant à moi, je suis le plus pieux et celui qui craint le plus Allah d’entre eux, et je me marie aux femmes. Celui qui s’écarte de ma Sounna n’est pas des miens. »
Celui qui délaisse le mariage par volonté de s’écarter de cette voie ne suit pas la voie du Prophète ﷺ. Le mariage contient donc des intérêts pour la religion et pour la vie d’ici-bas. Celui à qui Allah accorde ce bienfait doit s’en montrer reconnaissant.
3. Le divorce : un mot court, mais destructeur
Le divorce est une affaire très grave.
Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a trois choses pour lesquelles le sérieux est pris au sérieux, et la plaisanterie est prise au sérieux. » Parmi ces choses figure le divorce.
Cela signifie qu’on ne joue pas avec ce mot. On ne le prononce pas par colère, par provocation, par menace ou par plaisanterie.
La base du divorce est qu’il est détestable. Cependant, selon les situations, il peut devenir recommandé, obligatoire, interdit ou permis. Mais dans tous les cas, il ne faut pas s’y précipiter. Celui qui envisage le divorce doit comprendre ce qu’il fait, consulter les gens de science, les personnes sages et expérimentées, afin d’agir avec lucidité.
4. Pourquoi le divorce s’est multiplié
Le divorce s’est multiplié pour plusieurs raisons. Il ne s’agit pas seulement d’un décret d’Allah que les gens subissent sans responsabilité. Allah décrète, mais les gens accomplissent aussi des causes.
Allah dit : « Et ton Seigneur ne fait injustice à personne. »
Parmi les causes évoquées, il y a le fait que les gens ont sous-estimé le divorce. Ils ont pris ce mot à la légère, alors qu’il peut démolir une famille entière.
Un homme peut avoir reçu une épouse honorée, préservée, confiée par sa famille, puis la ramener dans son foyer pour l’avilir, la blesser ou la traiter injustement. Cela ne convient pas à un musulman.
Allah dit : « Y a-t-il d’autre récompense pour le bien que le bien ? » 55/60. Si une famille t’a honoré en te confiant sa fille, tu dois être à la hauteur de cette confiance.
5. Le mépris des droits entre époux
Le divorce s’est multiplié lorsque les époux ont sous-estimé les droits qu’ils ont l’un envers l’autre.
Chacun doit connaître les droits de son épouse sur lui, les droits de son époux sur elle et les responsabilités qu’Allah a placées sur chacun. Le mariage est un dépôt. L’époux et l’épouse seront questionnés devant Allah.
Un homme qui reste dehors toute la nuit avec ses compagnons, puis rentre chez lui sans s’acquitter des droits de son épouse, commet une injustice.
De même, une femme qui délaisse les droits de son époux, sort chez ses proches et ne respecte pas ce qu’Allah a légiféré, commet également une injustice.
Le problème ne concerne donc pas seulement l’homme ou seulement la femme. Les deux peuvent manquer à leurs devoirs.
6. Le manquement aux droits d’Allah détruit aussi le foyer
Plus grave encore : les époux peuvent manquer aux droits d’Allah.
Ils négligent la prière, dorment pendant son temps, prient seulement lorsqu’ils se réveillent, ou sortent même de chez eux sans avoir prié. Ils ne prêtent plus attention au licite et à l’illicite.
Ce type de négligence devient une cause de désordre dans le foyer. Lorsque la relation avec Allah est négligée, la relation entre les époux s’affaiblit aussi.
7. Chercher les défauts et délaisser les bonnes paroles
Le divorce s’est multiplié lorsque chacun a commencé à surveiller les erreurs de l’autre. L’un attend que l’autre commette une faute pour la lui rappeler, l’accuser ou l’utiliser contre lui.
Mais le Prophète ﷺ n’était pas ainsi avec ses épouses. Le croyant doit apprendre comment il vivait dans son foyer : avec miséricorde, douceur, sagesse, patience et affection.
Le divorce s’est aussi multiplié lorsque les bonnes paroles ont été remplacées par des paroles dures, grossières et blessantes : malédictions, colère, irritation, opposition au décret d’Allah, insatisfaction constante et plaintes sur la subsistance.
Allah dit : « Est-ce à eux de répartir les faveurs de ton Seigneur ? C’est Nous qui répartissons ici-bas leur subsistance. » 43/32
Le contentement est donc essentiel à la sérénité du foyer.
8. Le modèle du Prophète ﷺ dans son foyer
Les musulmans ont besoin de lire la biographie du Prophète ﷺ, notamment sa manière d’agir avec ses épouses.
Il faisait preuve de douceur, de proximité et d’affection. Il fit la course avec ‘Aisha, qu’Allah l’agrée. Une fois elle gagna, puis plus tard il gagna et lui dit : « Cette fois-ci contre la dernière fois. »
Il savait aussi gérer les situations de jalousie avec sagesse. Dans le recueil authentique d’Al-Boukhari, il est rapporté qu’une de ses épouses envoya un récipient contenant de la nourriture alors qu’il était chez ‘Aisha. ‘Aisha frappa le récipient, qui se brisa, et la nourriture tomba.
Le Prophète ﷺ ne réagit pas par violence ou humiliation. Il rassembla lui-même la nourriture, demanda un nouveau récipient et excusa ‘Aisha en disant : « Votre mère a été prise par la jalousie. »
Ce comportement montre une patience et une sagesse immenses.
9. Demander le divorce sans motif est grave
Le Prophète ﷺ a fortement mis en garde la femme qui demande le divorce sans motif valable.
Il est rapporté : « Toute femme qui demande le divorce à son époux sans motif, le Paradis lui sera interdit. » Et dans une autre version : « L’odeur du Paradis lui sera interdite. »
Cela concerne le cas où il n’y a pas de raison valable. Il ne s’agit pas de nier que certaines situations peuvent justifier une séparation. Mais demander le divorce pour des motifs légers, par caprice, par colère ou sous l’influence d’autrui est une affaire grave.
Par exemple, il ne convient pas de demander le divorce simplement parce que l’époux n’a pas apporté quelque chose, n’a pas pu recevoir un invité comme on le souhaitait, ou ne possède pas certains moyens.
10. Il existe des motifs valables de séparation et le Khoul’
Les mises en garde contre la demande de divorce ne doivent pas être comprises dans l’absolu. Il peut exister des motifs valables.
Par exemple, si l’époux ne prie pas, cela est un immense problème. Le texte rappelle que le délaissement de la prière est une affaire très grave.
Il existe également le cas où la femme ne reproche rien à la religion ni au comportement de son époux, mais ne parvient pas à vivre avec lui. C’est ce qui arriva à la femme de Thâbit Ibn Qays, qu’Allah l’agrée. Elle dit : « Je n’ai rien à reprocher à Thâbit Ibn Qays dans son comportement ni sa religion. Cependant, je déteste me montrer ingrate tout en étant musulmane. »
Le Prophète ﷺ lui demanda : « Lui rendras-tu son verger ? » Puis il dit à Thâbit : « Accepte de reprendre ce verger et divorce-la. » C’est le Khoul’.
Le Khoul’ consiste à ce que la femme donne un bien en échange de sa séparation avec son époux. Cela peut être la totalité de la dot, moins ou plus, selon la situation.
Allah dit : « Il n’est pas permis au mari de reprendre quoi que ce soit de la dot qu’il lui a remise, à moins que les deux conjoints craignent, en poursuivant leur vie commune, de ne pouvoir se conformer aux lois d’Allah. Les époux ne commettent aucun péché si la femme décide de racheter sa liberté. » 2/229
Mais le Khoul’ ne doit pas devenir un objet de fierté, de célébration ou de provocation.
11. La patience dans le foyer
La femme doit patienter lorsqu’elle ressent une gêne supportable dans sa vie conjugale, notamment si les capacités financières de l’époux sont limitées.
Allah dit : « Les endurants auront leur pleine récompense sans compter. » 39/10
La vie d’ici-bas n’est pas une vie de repos parfait. Allah dit : « Nous avons, certes, créé l’homme pour une vie de lutte. » 90/4
Le repos véritable, les délices permanents et la félicité complète sont au Paradis. Le Prophète ﷺ a rappelé que la personne qui aura le plus joui ici-bas parmi les gens du Feu sera plongée brièvement dans le Feu, puis oubliera tout bien. À l’inverse, la personne la plus malheureuse ici-bas sera plongée brièvement dans le Paradis, puis oubliera toute difficulté.
Cela montre la vraie valeur de l’au-delà par rapport à cette vie.
12. L’homme doit patienter avec son épouse
Le Prophète ﷺ a dit : « La femme a été créée à partir d’une côte, et celle-ci ne peut être totalement droite. Si tu jouis d’elle, tu jouiras d’elle malgré sa nature distordue. Et si tu souhaites la redresser, tu la briseras, et la briser consiste à la répudier. »
Ce hadith indique que l’époux doit faire preuve de patience. Il ne doit pas chercher une perfection impossible. Il doit se satisfaire du bien qu’il trouve chez son épouse, invoquer en sa faveur, souhaiter sa droiture et sa réussite.
Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. S’il déteste en elle un caractère, il sera satisfait d’un autre. »
L’époux ne doit pas réduire son épouse à un défaut. S’il voit un comportement qui ne lui plaît pas, il doit aussi regarder les qualités qu’elle possède.
13. Toute dispute ne mérite pas d’être amplifiée
La vie est nécessairement faite d’épreuves. L’époux et l’épouse doivent donc patienter, faire des concessions et ne pas transformer chaque sujet en dispute.
Tout ne doit pas devenir débat, conflit, reproche, affrontement ou menace de divorce.
Celui qui vient prier après une dispute peut être tellement préoccupé qu’il ne sait même plus ce qu’il a lu, ni ce que l’imam a récité.
Le conflit familial ne reste donc pas enfermé dans la maison. Il touche aussi la concentration, la prière et l’état intérieur.
14. Le diable cherche à séparer les époux
Le divorce est une chose à laquelle veille le diable.
Dans le recueil authentique de Mouslim, il est rapporté que le Prophète ﷺ a dit : « Iblis pose son trône sur l’eau, puis envoie ses troupes. »
Celui qui est le plus proche de lui est celui qui cause le plus grand trouble. Un autre vient et dit : « Je ne l’ai lâché qu’après l’avoir séparé de sa femme. » Alors Iblis le rapproche de lui et lui dit : « C’est toi, c’est toi ! »
Car il a causé une grande destruction : il a divisé une famille et détruit un foyer.
Allah dit : « Le Diable est pour vous un ennemi. Prenez-le donc pour un ennemi. Il ne fait qu’appeler ses partisans pour qu’ils soient des gens de la Fournaise. » 35/6
15. Les futurs époux doivent être préparés au mariage
Avant le mariage, l’homme et la femme doivent comprendre qu’ils vont vivre avec une personne différente.
Chacun vient d’une famille différente, d’une culture différente, d’habitudes différentes et d’une nature différente. L’autre ne sera pas exactement comme soi.
Il faut donc apprendre à accepter, à faire des concessions, à fermer les yeux sur certaines choses et à avancer autant que possible pour faire durer la cohabitation.
Cet enseignement doit être donné par les proches, les prêcheurs et les conseillers. Il faut enseigner aux futurs époux ce qui leur sera réellement bénéfique.
16. La duperie contre les époux est grave
La duperie s’est multipliée, notamment sur les réseaux sociaux.
Le Prophète ﷺ a dit : « N’est pas des nôtres celui qui dupe une épouse contre son époux et un serviteur contre son maître. »
Duper une épouse contre son époux signifie la corrompre, la monter contre lui, changer son regard sur son foyer et provoquer chez elle la révolte.
Par exemple, une femme peut dire à une autre : « Mon époux me donne ceci et cela. Il ne te donne pas, à toi ? » Ce type de parole peut provoquer la colère, la comparaison, l’insatisfaction, la dispute, puis la demande de divorce.
Ce qui incombe aux proches de l’épouse est plutôt de chercher à arranger la situation entre l’époux et son épouse.
17. Les réseaux sociaux peuvent nourrir la comparaison et le mensonge
Il peut arriver qu’une femme montre sur les réseaux sociaux qu’elle possède ceci ou cela, alors qu’elle ne le possède pas réellement. Elle peut chercher à tromper les autres, à les impressionner ou à provoquer la comparaison.
Le Prophète ﷺ a dit que celui qui se vante d’une chose qu’il n’a pas est comme celui qui porte deux vêtements mensongers.
Ce mensonge social peut corrompre les foyers. Une femme peut mentir à une autre en disant : « Par Allah, il m’a acheté ceci et cela. » Alors que ce n’est pas vrai.
Ces paroles alimentent l’insatisfaction et peuvent pousser d’autres femmes à mépriser leur propre foyer.
18. Les parents ne doivent pas attiser le conflit
Le père et la mère doivent éviter de s’immiscer dans les affaires du couple, sauf si on leur demande d’intervenir pour réconcilier.
Certains pères peuvent dire à leur fils : « Ne laisse pas une fille prendre le dessus sur toi ; sois un homme. » Ils attisent alors le feu de la dispute.
Certaines mères peuvent dire à leur fille d’agir de telle ou telle façon contre son époux, jusqu’à ce que le problème sorte du foyer et s’aggrave.
Il n’est pas permis à l’épouse d’obéir à sa mère si celle-ci lui ordonne de se défaire de son époux sans raison valable.
Si l’époux craint Allah, si sa religion et son comportement sont satisfaisants, alors il faut préserver ce type d’homme, car il est rare.
19. Les secrets du couple ne doivent pas être divulgués
Il n’est pas convenable que les femmes racontent ce qui se passe dans leur foyer, surtout ce qui concerne la relation intime ou privée entre l’époux et l’épouse.
De nombreux hommes peuvent aussi tomber dans ce péché dans leurs assises.
Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a parmi les pires des personnes l’époux qui se confie à son épouse et l’épouse à son époux, puis il divulgue ensuite son secret. »
Le secret conjugal est une responsabilité. Le divulguer, même sous forme de plaisanterie, est une affaire grave.
20. Certaines personnes attendent la destruction du foyer
Certaines femmes prétendent conseiller une épouse, mais en réalité elles la montent contre son mari.
Elles peuvent lui dire : « Traîne-le devant les tribunaux, fais-lui cela, fatigue-le, prends-lui les enfants afin qu’il se fatigue et goûte à l’amertume comme tu y goûtais. »
Elles peuvent aussi lui dire : « Il ne t’a pas estimée ; un diamant comme toi doit être préservé. » Elles peuvent même lui promettre qu’elles la marieront à un meilleur homme.
Mais tout cela peut la pousser à demander le divorce, puis à regretter ensuite, perdante ici-bas, dans la tombe et dans l’au-delà.
21. Le divorce touche durement les enfants
Le divorce ne touche pas seulement l’époux et l’épouse. Il touche aussi les enfants.
Lorsque le père rentre à la maison, l’enfant se réjouit. Il veut jouer avec lui, lui raconter ce qui s’est passé à l’école, lui parler, être écouté.
La jeune fille veut aussi raconter à son père ce qu’elle a vécu, ce qu’elle a fait, les notes qu’elle a obtenues.
Le divorce peut priver les enfants de cette atmosphère familiale : la quiétude, les rires, les plaisanteries, les repas, l’attention, les révisions et le suivi de leur scolarité.
Le texte évoque aussi que certains enfants peuvent être psychologiquement touchés après avoir été coupés de leur père. En grandissant, certains peuvent tomber dans la drogue, l’agression ou les crimes, car ils n’ont pas eu auprès d’eux quelqu’un pour les conseiller, les éduquer et leur rappeler Allah.
Une personne raisonnable ne sacrifie pas ses enfants.
22. La miséricorde envers les enfants
Le Prophète ﷺ passa devant des captifs de Hawazin. Il vit une femme qui avait trouvé un jeune enfant parmi les captifs. Elle le prit par compassion, le serra contre elle et l’allaita, alors que ce n’était pas son enfant.
Le Prophète ﷺ dit alors à ceux qui étaient avec lui : « Pensez-vous que cette femme pourrait jeter son enfant dans le feu tout en étant capable de le protéger ? »
Puis il dit : « Allah est plus Miséricordieux envers Ses serviteurs que cette femme avec son enfant. »
Ce récit montre la miséricorde d’Allah envers Ses serviteurs, mais aussi la compassion naturelle d’une femme envers les enfants.
Une épouse ne doit donc pas obéir à ceux qui crient autour d’elle et qui l’encouragent à détruire son foyer sans motif valable, au risque de perdre ses enfants.
Conclusion
Le divorce est une affaire grave.
Il ne doit pas être utilisé comme une menace, une plaisanterie, une arme de pression ou une réaction impulsive.
Le mariage est un dépôt. L’époux et l’épouse seront questionnés devant Allah sur leurs droits, leurs paroles, leurs responsabilités et leur comportement.
La famille musulmane a besoin de crainte d’Allah, de patience, de contentement, de connaissance des droits, de bonnes paroles, de discrétion, de protection contre la duperie, de sagesse dans les conflits, de consultation des gens de science, de miséricorde envers les enfants et de lecture de la biographie du Prophète ﷺ.
Tout foyer connaîtra des épreuves. Mais toute épreuve ne mérite pas la rupture.
L’époux et l’épouse doivent apprendre à patienter, à faire des concessions, à fermer les yeux sur certains défauts et à se rappeler que le repos parfait n’est pas dans ce bas monde, mais dans le Paradis.
Nous demandons à Allah d’arranger notre état et celui des musulmans, de préserver les foyers, de guider les époux et les épouses, et de faire de nous des bien-guidés qui guident les autres.
Interaction
